La semaine passée, j'étais en train de faire les courses à la supérette, en solo, ce qui équivaut entre nous soit dit à des vacances, imagine, toute seule dans les rayons sans une Patate qui me raconte sa laïfe dans les moindres détails et me réclame la moitié du magasin, ni un Zèbre qui escagasse son frère, le fait hurler, et tire sa tronche d'ado blasé. Une petite idée du bonheur. Des fois limite, j'irais bien m'assoir bien au fond d'un rayon, sur les packs de soda, tranquille avec mon téléphone et mon casque, et Netflix. Ouh bah ça m'a pris du temps à trouver ce qu'on allait manger ce soir ET EN PLUS il y avait un de ces mondes à la caisse, ouh la la la, je suis désolée, ça m'a pris du temps.
Bref.
J'étais seule en train de faire mes courses, et voilà que je ne savais plus s'il y avait ou non des oeufs dans le frigo. J'appelle chez moi, sur le fixe, rapport que le tel du Zèbre est éteint 99% du temps ne me demande pas. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. Spa comme s'il n'y avait pas deux gars à la maison hein. Mais l'un doit avoir le casque sur les oreilles ET la porte fermée, et l'autre profite probablement de mon absence pour prendre une douche de 25 minutes à l'aise blaise l'argent ça pousse sur les arbres c'est bien connu.
Enfin, ça décroche. Miracle, l'appart n'a pas sauté et eux avec. Réponse: il reste 2 oeufs.
Je finis mes courses et je rentre.
En bas de l'immeuble, j'ai coutume depuis le 1er décembre date fatidique du début officiel de ma tendinite - et vu que j'économise ma vieille carcasse pleine d'arthrose et de calcifications et autres joyeusetés qui te mènent au tombeau pliée en deux de douleur - d'appeler chez moi pour que l'un des deux grands viennent monter les deux étages avec les courses que je viens de tracter à bout de bras droit jusque l'immeuble en pleurant ma maman tout du long. Je n'appelle pas Patate, il a du nounours guimauve à la place des biceps. Il va sûrement changer en grandissant, et me battre enfin au bras de fer, mais pour l'instant, oublie.
Donc là, je suis tafiguée sévèrement vu qu'en ce moment je fais des heures sups pour éponger mon retard de travail, je viens de porter les courses, j'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle. J'appelle.
SERIEUSEMENT LES GARS?
Ok.
L'heure est grave.
Il est strictement hors de question que je monte les courses.
A la rigueur je pourrais laisser les courses en bas et monter botter des chamallows, mais j'ai décidé d'être plus retorse.
J'ai décidé de frapper là où ça fait mal.
Je suis en bas de l'immeuble, je capte donc le wifi de la maison.
OK.
On va se la jouer à la one again.
J'ouvre l'application Livebox.
Je coupe leurs accès respectifs.
Et je lance le chrono, parce que je suis curieuse.
Il aura fallu exactement 7 min et 39 secondes avant que le Zèbre ne m'appelle.
Ahah!
Il est venu vite fait chercher les courses du coup.
Non mais je te jure.
Il y a des fois je fatigue.
Mais toujours je me marre.
mardi 23 janvier 2018
mercredi 17 janvier 2018
Infarctus
Il faut savoir avant toute chose que j'utilise mon téléphone portable lors de mes séances d'atelier en classe, notamment pour prendre en photo les travaux des élèves.
Ce matin donc, alors que je m'apprête à photographier le travail de géométrie des élèves de la table verte, je vois que j'ai reçu un sms.
Curiosité.
Je l'ouvre.
Je te résume, mais en gros mon ptit coeur il a fait PLOUF directos dans mes chaussettes.
C'était la Caisse d'Epargne, pour me dire que attation attation j'étais à découvert, et que ce serait pas une trop mauvaise idée que de remettre des noisettes dans mon panier, ou alors je peux utiliser mon crédit à 849302% d'intérêts (non).
Mais.
Non.
Spa possib.
Je t'explique, vu que je suis une femme avec de petits moyens, je VIS sur le site de ma banque. Je campe dessus. Ils ont un fauteuil marqué à mon nom. Si je ne me connecte pas 12 fois par jour, ils appellent les secours, ils croient que je suis agonisante, voire morte, figure-toi.
Donc à moins d'un crash boursier dont je ne serais pas au courant, je ne suis pas à découvert.
Il reste quelques centaines de boules sur mon compte. Pas énorme, mais quand même.
Je m'assois sur un banc, le coeur au fond des chaussettes donc, et je vais sur le site de la banque.
- Maîtresse, j'ai fini!
- Oui ben tu vas attendre un tit peu, j'ai comme une urgence là. Aide ton voisin.
Ah bah voilà.
J'avais raison.
Je ne suis pas à découvert.
Nom d'une noisette moisie!
Atta.
Je regarde mieux.
Par Toutatis!
Je suis à découvert sur mon compte perso.
Oui j'utilise encore (plus pour très longtemps, mais j'ai ma paresse administrative qui fait que bon, zut) le compte joint comme compte courant.
J'ouvre le compte perso histoire de comprendre comment se fesse qu'il est dans les choux?
Je vois un prélèvement de quelques centaines de cacahuètes, étiqueté " échéance prêt du 14 janvier".
Mais!
Caisse d'Epargne!
QUELLE EST CETTE SORCELLERIE?
Mon échéance de prêt, d'environ 1000 pépettes, elle a été prélevé sur le compte joint, le 5, comme tous les mois?
Tu fais quoi là?
Je n'ai pas DEUX prêts moi!
Mais.
Ouh pétard.
Je prends des patates sur mon LEP et je les transvase fissa sur mon compte perso, histoire de combler le découvert et j'ouvre Gmail, pour envoyer une chtite bafouille à Brigitte.
C'est ma banquière.
Arrivée à ce stade j'avais 12 gamins qui me regardaient avec un air furibond, genre fallait que je valide pour passer à la suite, que je photographie, que je donne un coup de pouce et que je dise oui pour aller faire pipi. Punaise, je me suis exécutée fissa, rapport qu'on allait être en retard. Et qu'ils sont tellement mignons que je ne leur refuse rien. Hashtag ma classe préférée du monde entier. Coeur coeur avec les mains. Et plus encore.
Le temps que l'heure de la récré du matin arrive, et Brigitte avait déjà répondu.
Elle est rapide Brigitte.
Ou elle a eu peur de me perdre.
Elle a écrit: Respire poulette, ce sont les frais de dossier de l'avenant de ton prêt. Bisous.
...
AH.
Bah fallait le dire avant, quoi.
Punaise ça fait beaucoup cher pour une grande enveloppe (pardon, gnnnnn, DEUX grandes enveloppes) et une vingtaine de feuilles de papier, les gars de chez l'Ecureuil. Je peux vous passer des ramettes de papier et vous me rendez mes centaines de sous, là?
Non?
Bon ben on va se dire que je suis seule propriétaire de l'appart, et que ma tranquillité d'esprit n'a pas de prix.
On va se dire ça.
Ne pas sangloter.
Allez, bisous,
à très vite.
Ce matin donc, alors que je m'apprête à photographier le travail de géométrie des élèves de la table verte, je vois que j'ai reçu un sms.
Curiosité.
Je l'ouvre.
Je te résume, mais en gros mon ptit coeur il a fait PLOUF directos dans mes chaussettes.
C'était la Caisse d'Epargne, pour me dire que attation attation j'étais à découvert, et que ce serait pas une trop mauvaise idée que de remettre des noisettes dans mon panier, ou alors je peux utiliser mon crédit à 849302% d'intérêts (non).
Mais.
Non.
Spa possib.
Je t'explique, vu que je suis une femme avec de petits moyens, je VIS sur le site de ma banque. Je campe dessus. Ils ont un fauteuil marqué à mon nom. Si je ne me connecte pas 12 fois par jour, ils appellent les secours, ils croient que je suis agonisante, voire morte, figure-toi.
Donc à moins d'un crash boursier dont je ne serais pas au courant, je ne suis pas à découvert.
Il reste quelques centaines de boules sur mon compte. Pas énorme, mais quand même.
Je m'assois sur un banc, le coeur au fond des chaussettes donc, et je vais sur le site de la banque.
- Maîtresse, j'ai fini!
- Oui ben tu vas attendre un tit peu, j'ai comme une urgence là. Aide ton voisin.
Ah bah voilà.
J'avais raison.
Je ne suis pas à découvert.
Nom d'une noisette moisie!
Atta.
Je regarde mieux.
Par Toutatis!
Je suis à découvert sur mon compte perso.
Oui j'utilise encore (plus pour très longtemps, mais j'ai ma paresse administrative qui fait que bon, zut) le compte joint comme compte courant.
J'ouvre le compte perso histoire de comprendre comment se fesse qu'il est dans les choux?
Je vois un prélèvement de quelques centaines de cacahuètes, étiqueté " échéance prêt du 14 janvier".
Mais!
Caisse d'Epargne!
QUELLE EST CETTE SORCELLERIE?
Mon échéance de prêt, d'environ 1000 pépettes, elle a été prélevé sur le compte joint, le 5, comme tous les mois?
Tu fais quoi là?
Je n'ai pas DEUX prêts moi!
Mais.
Ouh pétard.
Je prends des patates sur mon LEP et je les transvase fissa sur mon compte perso, histoire de combler le découvert et j'ouvre Gmail, pour envoyer une chtite bafouille à Brigitte.
C'est ma banquière.
Coucou Brigitte,
Je suis un peu en panique de voir que tu m'as pris plein de pépettes d'un coup alors que j'ai déjà été prélevée pour mon prêt le 5 janvier. Qu'est ce qui se passe Brigitte? J'hyperventile là! En plus j'ai reçu à 3 semaines d'intervalle deux fois mon avenant du prêt immobilier, le second après que j'ai déjà renvoyé le premier, alors je t'avoue ma Brigitte, je suis un peu tendue tendue, genre tu m'aurais pas dédoublé mon prêt, dis, t'aurais pas fait ça? Genre je suis un bug informatique à moi tute seule? Tu peux me tel staprem si tu veux, ou me répondre par mail, mais vite Brigitte, je vois la lumière blanche qui m'appelle là.
Bisous,
Angel.
Arrivée à ce stade j'avais 12 gamins qui me regardaient avec un air furibond, genre fallait que je valide pour passer à la suite, que je photographie, que je donne un coup de pouce et que je dise oui pour aller faire pipi. Punaise, je me suis exécutée fissa, rapport qu'on allait être en retard. Et qu'ils sont tellement mignons que je ne leur refuse rien. Hashtag ma classe préférée du monde entier. Coeur coeur avec les mains. Et plus encore.
Le temps que l'heure de la récré du matin arrive, et Brigitte avait déjà répondu.
Elle est rapide Brigitte.
Ou elle a eu peur de me perdre.
Elle a écrit: Respire poulette, ce sont les frais de dossier de l'avenant de ton prêt. Bisous.
...
AH.
Bah fallait le dire avant, quoi.
Punaise ça fait beaucoup cher pour une grande enveloppe (pardon, gnnnnn, DEUX grandes enveloppes) et une vingtaine de feuilles de papier, les gars de chez l'Ecureuil. Je peux vous passer des ramettes de papier et vous me rendez mes centaines de sous, là?
Non?
Bon ben on va se dire que je suis seule propriétaire de l'appart, et que ma tranquillité d'esprit n'a pas de prix.
On va se dire ça.
Ne pas sangloter.
Allez, bisous,
à très vite.
jeudi 11 janvier 2018
Zen
Le 1er décembre j'ai déclaré une tendinite du sus épineux, l'un des tendons de l'épaule. Gauche en ce qui me concerne, vu que je suis ambidextre, mais qui tire à gauche. J'ai continué à travailler comme j'ai pu, avec le bras en écharpe, et en prenant de bonnes doses d'advil.
Les vacances sont arrivées et moi qui avait si bien préparé mon année fin août, toutes mes progressions rédigées, mes projets carrés et prêts à être développés, voilà que je venais en 3 semaines de travail au ralenti, de me fiche vraiment en retard... J'ai fait un planning de trucs à faire pendant les vacances et un planning des 3 mercredis après-midi à partir de la rentrée de janvier, afin d'éponger mon retard et de me retrouver d'équerre pour mes rendez-vous livrets fin janvier. Un super planning avec plus de 45 items. Pis j'ai trouvé comment modifier mon projet de période 3 pour que mes élèves éditent eux-même leur livre à compter, et que je m'économise, vu que la tendinite ça fait bobo un peu.
C'est alors que pendant la 1ère semaine des vacances, la tendinite a spontanément évolué en bursite pendant la nuit: c'est le moment où j'ai beaucoup pleuré, pas du tout dormi, cru que j'allais me tondre la tête pour ne plus avoir à me coiffer, et songé sérieusement à l'amputation. Le médecin a pris rdv chez le rhumato, mais pour la 2ème semaine, et pour éviter que je me foute au fond de la Seine avec les pieds coulés dans le béton, il m'a droguée. A coup de cortisone - mais tu manges plus de sel malheureuse, sinon tes jambes vont exploser et il ne faudra pas venir chialer ensuite hein - et de fortes doses de codéine. Fortes doses comme dans " je prends ton cerveau et je le mets sur pause sans prévenir". Ce fut violent.
Pires vacances de ma vie, depuis ces fameuses vacances de Pâques 2001 où j'ai eu la vraie grippe qui te cloue au lit à 40° pendant 8 jours et te déchire les poumons avec une méga bronchite les 8 jours suivants.
Des vacances entières gâchées à chialer de douleur, ne pas dormir, puis complètement stone dans mon canapé et mon lit et mon canapé et mon lit et mon canapé et mon lit et... tiens la baignoire, ça change. Impossible de me concentrer, impossible de travailler. Suis sortie dans la tempête habillée comme une réfugiée pour aller passer une radio et voir le rhumato, ai arrêté les médocs et me suis tapé des syndromes de sevrage plutôt sympathique à base de mon cerveau a du mal à rebooter, mouline dans le vide, suées et frissons, et insomnie. Eu une infiltration. Ai eu l'impression qu'on venait de me boxer l'épaule pendant des heures.
Et déjà c'était la rentrée.
Non seulement je n'avais pas travaillé, mais en plus je n'avais strictement rien préparé et accumulé davantage de retard.
J'ai décidé que ce n'était pas grave.
J'allais reprendre en douceur, dans le calme, la sérénité et le lâcher prise.
J'ai prévenu mon équipe que je revenais même si pas reposée et encore totalement cassée, parce que je voulais travailler après 2 semaines de vide intersidéral, mais que j'allais y aller à mon rythme... et que je repoussais mes rendez-vous livrets à la mi-février, histoire de me laisser le temps de rattraper mon retard en dou-ceur.
Tu parles que j'étais crédible.
Alors oui j'y suis allée tranquille avec les élèves cette semaine. Vraiment. Et c'était super sympa pour eux et pour moi, et gentiment productif aussi.
Mais je suis restée travailler le soir lundi et mardi, et mercredi après midi également, et je compte aussi travailler vendredi après midi, enfin bref, je ne compte pas trop mes heures... je veux rattraper mon retard pour qu'arriver aux prochaines vacances dans 5 semaines je sois à jour. Je prends mon temps mais je ne le perds plus.
Et ce midi, voilà que ma directrice arrive et nous dit qu'elle vient de recevoir un mail: ils viennent chercher le photocopieur cet après-midi, mais ils auront du retard pour en livrer un autre, aucune date de livraison n'est prévue.
Je.
KEUWAAAA?
J'ai mangé en 10 minutes. Sorti mes to do lists de préparation de semaine pour les 3 prochaines semaines que j'ai préparées hier en supplément de mon cahier journal... j'ai stabiloté tout ce qui nécessitait l'usage de la photocopieuse. Ca faisait BEAUCOUP. Dont des trucs qui n'avaient pas encore été édités sur mon ordi. Puis j'ai regardé sur mon planning ce dont j'avais besoin pour rattraper mon retard de boulot, et qui nécessitait aussi le photocopieur. Ben là aussi ça se bousculait au portillon. De 12h à 14h30 - oui il y a eu un temps libre pour mes élèves, il a bien fallu, et ils ne se sont pas plaints curieusement - j'ai vécu une histoire violente d'amour avec la photocopieuse.
Sérieusement j'ai fait plus de 1000 photocopies, vu que plus de 2 ramettes y sont restées.... J'ai vu large, de quoi tenir les 3 prochaines semaines. Ateliers, projets, référents, fiches de consigne pour coller les photos des travaux... je n'ai pas lésiné. La peur au ventre qu'on vienne m'enlever ma photocopieuse avant que j'ai fini. J'étais prête à faire barrage de mon corps. TU ME LAISSES TRAVAILLER TU ME LAISSES MON OUTIL DE TRAVAIL DEGAGE MANANT! Mais j'ai réussi.
A 17h, personne n'était venu chercher le photocopieur, et un nouveau mail est arrivé: le photocopieur sera récupéré mercredi prochain, et le nouveau sera livré lundi.
Je.
Lundi on aura DEUX photocopieuses??
Je.
Mais.
Que.
Non.
Non mais non.
Ben si.
2018, je sens que tu vas jouer avec mes nerfs.
On est le 11 janvier, et déjà je ne t'aime pas beaucoup.
Les vacances sont arrivées et moi qui avait si bien préparé mon année fin août, toutes mes progressions rédigées, mes projets carrés et prêts à être développés, voilà que je venais en 3 semaines de travail au ralenti, de me fiche vraiment en retard... J'ai fait un planning de trucs à faire pendant les vacances et un planning des 3 mercredis après-midi à partir de la rentrée de janvier, afin d'éponger mon retard et de me retrouver d'équerre pour mes rendez-vous livrets fin janvier. Un super planning avec plus de 45 items. Pis j'ai trouvé comment modifier mon projet de période 3 pour que mes élèves éditent eux-même leur livre à compter, et que je m'économise, vu que la tendinite ça fait bobo un peu.
C'est alors que pendant la 1ère semaine des vacances, la tendinite a spontanément évolué en bursite pendant la nuit: c'est le moment où j'ai beaucoup pleuré, pas du tout dormi, cru que j'allais me tondre la tête pour ne plus avoir à me coiffer, et songé sérieusement à l'amputation. Le médecin a pris rdv chez le rhumato, mais pour la 2ème semaine, et pour éviter que je me foute au fond de la Seine avec les pieds coulés dans le béton, il m'a droguée. A coup de cortisone - mais tu manges plus de sel malheureuse, sinon tes jambes vont exploser et il ne faudra pas venir chialer ensuite hein - et de fortes doses de codéine. Fortes doses comme dans " je prends ton cerveau et je le mets sur pause sans prévenir". Ce fut violent.
Pires vacances de ma vie, depuis ces fameuses vacances de Pâques 2001 où j'ai eu la vraie grippe qui te cloue au lit à 40° pendant 8 jours et te déchire les poumons avec une méga bronchite les 8 jours suivants.
Des vacances entières gâchées à chialer de douleur, ne pas dormir, puis complètement stone dans mon canapé et mon lit et mon canapé et mon lit et mon canapé et mon lit et... tiens la baignoire, ça change. Impossible de me concentrer, impossible de travailler. Suis sortie dans la tempête habillée comme une réfugiée pour aller passer une radio et voir le rhumato, ai arrêté les médocs et me suis tapé des syndromes de sevrage plutôt sympathique à base de mon cerveau a du mal à rebooter, mouline dans le vide, suées et frissons, et insomnie. Eu une infiltration. Ai eu l'impression qu'on venait de me boxer l'épaule pendant des heures.
Et déjà c'était la rentrée.
Non seulement je n'avais pas travaillé, mais en plus je n'avais strictement rien préparé et accumulé davantage de retard.
J'ai décidé que ce n'était pas grave.
J'allais reprendre en douceur, dans le calme, la sérénité et le lâcher prise.
J'ai prévenu mon équipe que je revenais même si pas reposée et encore totalement cassée, parce que je voulais travailler après 2 semaines de vide intersidéral, mais que j'allais y aller à mon rythme... et que je repoussais mes rendez-vous livrets à la mi-février, histoire de me laisser le temps de rattraper mon retard en dou-ceur.
Tu parles que j'étais crédible.
Alors oui j'y suis allée tranquille avec les élèves cette semaine. Vraiment. Et c'était super sympa pour eux et pour moi, et gentiment productif aussi.
Mais je suis restée travailler le soir lundi et mardi, et mercredi après midi également, et je compte aussi travailler vendredi après midi, enfin bref, je ne compte pas trop mes heures... je veux rattraper mon retard pour qu'arriver aux prochaines vacances dans 5 semaines je sois à jour. Je prends mon temps mais je ne le perds plus.
Et ce midi, voilà que ma directrice arrive et nous dit qu'elle vient de recevoir un mail: ils viennent chercher le photocopieur cet après-midi, mais ils auront du retard pour en livrer un autre, aucune date de livraison n'est prévue.
Je.
KEUWAAAA?
J'ai mangé en 10 minutes. Sorti mes to do lists de préparation de semaine pour les 3 prochaines semaines que j'ai préparées hier en supplément de mon cahier journal... j'ai stabiloté tout ce qui nécessitait l'usage de la photocopieuse. Ca faisait BEAUCOUP. Dont des trucs qui n'avaient pas encore été édités sur mon ordi. Puis j'ai regardé sur mon planning ce dont j'avais besoin pour rattraper mon retard de boulot, et qui nécessitait aussi le photocopieur. Ben là aussi ça se bousculait au portillon. De 12h à 14h30 - oui il y a eu un temps libre pour mes élèves, il a bien fallu, et ils ne se sont pas plaints curieusement - j'ai vécu une histoire violente d'amour avec la photocopieuse.
Sérieusement j'ai fait plus de 1000 photocopies, vu que plus de 2 ramettes y sont restées.... J'ai vu large, de quoi tenir les 3 prochaines semaines. Ateliers, projets, référents, fiches de consigne pour coller les photos des travaux... je n'ai pas lésiné. La peur au ventre qu'on vienne m'enlever ma photocopieuse avant que j'ai fini. J'étais prête à faire barrage de mon corps. TU ME LAISSES TRAVAILLER TU ME LAISSES MON OUTIL DE TRAVAIL DEGAGE MANANT! Mais j'ai réussi.
A 17h, personne n'était venu chercher le photocopieur, et un nouveau mail est arrivé: le photocopieur sera récupéré mercredi prochain, et le nouveau sera livré lundi.
Je.
Lundi on aura DEUX photocopieuses??
Je.
Mais.
Que.
Non.
Non mais non.
Ben si.
2018, je sens que tu vas jouer avec mes nerfs.
On est le 11 janvier, et déjà je ne t'aime pas beaucoup.
Je garde mon zen et je file sous la douche.
Bisous, à très vite.
Bisous, à très vite.
mardi 9 janvier 2018
Randonnée
Pixie est une adulte. Enfin presque. D'ailleurs comme cadeau pour ses 18 ans elle avait mis sur sa liste Almost Adulting, un livre que déjà le titre t'as compris que spa gagné gagné. D'ailleurs Pixie milite pour le retour de la majorité à 21 ans: elle ne se sent pas prête du tout du tout pour être responsable de l'intégralité de sa personne. Quand tu vois comment elle éduque son débile de chaton, mieux vaut, je vais te dire. L'animal est confiné à l'âge chatonnesque à vie. Il est fort mignon mais totalement con. Mais mignon. Mais grave con. Mais mignon quand même. Super con.
Bref.
Je lui ai offert à Noël un petit coup de pied au chamallow, sous la forme d'un aller-retour intercités en 1ère classe on ne se refuse rien pour 5 euros de plus non mais oh, pour rendre visite à Sistah Panda, sa BFF absolute & fantastic. A Toulouse donc, vu que Sistah Panda elle est total adulting all by herself en chambre d'étudiant loin de papa-maman.
Ce matin, à l'heure où frémit le premier métro, Pixie s'est levée, habillée, a embarqué sa petite valise, son sac week end avec le plaid tout doux offert par Mamie Biscuit, son coussin câlinou, et son Gaston, et vêtue de sa veste en jean XXXL, de son écharpe géante, et de bas de laine sur ses collants de coton épais, est partie prendre un train, trois métros et un train intercité, toute seule comme une grande, attation c'est parti.
La fierté.
Les voyages forment la jeunesse, babaille ma minoute louloute, va découvrir le vaste monde et prends des photos pour ta mozeur, le thank you very much.
Et là moi je me dis que oh bah didon c'est la première fois que mon bébé est si loin de moi, toute seule toute seule, c'est épatant. Pis comme j'ai un esprit qui parfois vacille du côté mathématique de la Force, je me suis demandée combien de kilomètres exactement nous séparaient, elle et moi.
Comme la modernité et mon smartphone me le permettent, j'ai entré la gare de Toulouse et mon immeuble dans Google Maps.
Et bien 660 km.
Tout de même.
Ca représente une petite trotte, là, franchement, j'avoue.
Et Google de ne pas être en reste: il m'annonce en sus que je peux parcourir la distance qui me sépare de la fierté de mes vieux jours, en parcourant les 660 km soit en voiture - environ 6h30 de route, soit en train - environ 5h30, mais c'est beaucoup plus si tu n'as pas les sous pour le tigivi Google, hein, je t'informe, soit avec mes petits petons, et là j'en ai pour 6 jours.
Attends.
Six jours.
660 km.
Je calcule.
Attends Google, je cal-cule.
Gnnnnn.
660 divisé par 6.
110 km par jour.
Ah oui.
Tout de même.
En dormant 8 heures par nuit, en marchant les 16 h restantes sans m'arrêter pour vider ma vessie, ou prendre une douche, en mangeant en marchant, je dois tenir un bon 6,25 km/h. 16h par jour, pendant 6 jours.
Ecoute Google, tu pars devant, je te suis.
Bref.
Je lui ai offert à Noël un petit coup de pied au chamallow, sous la forme d'un aller-retour intercités en 1ère classe on ne se refuse rien pour 5 euros de plus non mais oh, pour rendre visite à Sistah Panda, sa BFF absolute & fantastic. A Toulouse donc, vu que Sistah Panda elle est total adulting all by herself en chambre d'étudiant loin de papa-maman.
Ce matin, à l'heure où frémit le premier métro, Pixie s'est levée, habillée, a embarqué sa petite valise, son sac week end avec le plaid tout doux offert par Mamie Biscuit, son coussin câlinou, et son Gaston, et vêtue de sa veste en jean XXXL, de son écharpe géante, et de bas de laine sur ses collants de coton épais, est partie prendre un train, trois métros et un train intercité, toute seule comme une grande, attation c'est parti.
La fierté.
Les voyages forment la jeunesse, babaille ma minoute louloute, va découvrir le vaste monde et prends des photos pour ta mozeur, le thank you very much.
Et là moi je me dis que oh bah didon c'est la première fois que mon bébé est si loin de moi, toute seule toute seule, c'est épatant. Pis comme j'ai un esprit qui parfois vacille du côté mathématique de la Force, je me suis demandée combien de kilomètres exactement nous séparaient, elle et moi.
Comme la modernité et mon smartphone me le permettent, j'ai entré la gare de Toulouse et mon immeuble dans Google Maps.
Et bien 660 km.
Tout de même.
Ca représente une petite trotte, là, franchement, j'avoue.
Et Google de ne pas être en reste: il m'annonce en sus que je peux parcourir la distance qui me sépare de la fierté de mes vieux jours, en parcourant les 660 km soit en voiture - environ 6h30 de route, soit en train - environ 5h30, mais c'est beaucoup plus si tu n'as pas les sous pour le tigivi Google, hein, je t'informe, soit avec mes petits petons, et là j'en ai pour 6 jours.
Attends.
Six jours.
660 km.
Je calcule.
Attends Google, je cal-cule.
Gnnnnn.
660 divisé par 6.
110 km par jour.
Ah oui.
Tout de même.
En dormant 8 heures par nuit, en marchant les 16 h restantes sans m'arrêter pour vider ma vessie, ou prendre une douche, en mangeant en marchant, je dois tenir un bon 6,25 km/h. 16h par jour, pendant 6 jours.
Ecoute Google, tu pars devant, je te suis.
dimanche 7 janvier 2018
Rattrapage
Alors.
Reprenons, voulez-vous bien?
Où en étions nous ce triste jour de mai 2016 où j'ai publié sans le savoir ce qui allait être le dernier billet du tome 1, laissant dans la misère noire, sombre, et sans espoir, des milliers de fans éplorés, SANS MÊME UN MOT D'ADIEU, alors que ma chère maman m'a éduquée mieux que ça, tout de même.
Patate était en train de finir sa glorieuse année de CE2, avec Mme D, THE best maîtresse de l'Univers. Je ne dis pas juste ça parce que c'est ma copine.Mais parce qu'elle est, objectivement, impérativement, précisément et unilatéralement THE best maîtresse de l'Univers. Patate était donc plutôt bien dans sa vie, on va dire.
LeZèbre était quant à lui en train de finir sa 5ème exactement comme il l'avait commencée: en dormant. Que voulez-vous, cet enfant n'est pas scolaire pour 2 sous, et ma mission en ce qui le concerne est de réussir à ce qu'il atteigne les études supérieures où ses compétences extraordinaires et sa logique particulière pourront s'épanouir dans LE domaine qui le passionne, à savoir tout ce qui touche au jeu vidéo.
L'Ado, était encore une ado, elle terminait sa classe de 1ère en flippant sa race maudite sur son bac de français. Nous profiterons de cette évocation de ma fille unique et par conséquent préférée, pour changer son pseudo, il est temps.
Quant à moi je finissais une année scolaire un peu secouée, avec des élèves sympas et un trublion de 35 kilos qui me menait une vie épouvantable... j'étais un peu sur les rotules, du coup.
Et ensuite, alors?
Pendant ces quasi 20 mois de silence, que s'est-il passé d'extraordinaire dans la CoinCoin Family?
Bah.
La vie quoi.
Patate a fait son CM1 en dormant avec une maîtresse très gentille mais pas trop motivante, il en a profité pour laisser pousser ses cheveux, couper ses cheveux, laisser pousser ses cheveux... et continuer de parler non stop du matin qu'il se lève au soir qu'il se couche, ce qui se révèle particulièrement éprouvant pour son entourage. Il est maintenant en CM2, dans une classe blindée, avec une instit qui effectue sa dernière année avant la retraite, il travaille quand ça lui pète, et je le refourgue souvent le mercredi après-midi à mes parents qui sont - ô joie ô liesse ô bonheur ineffable - ravis de l'écouter palabrer non stop. Le moindre truc qu'il sort et hop ma mère est sur Wikipedia pour lui trouver encore plus d'infos, c'est MERVEILLEUX. Vraiment. Mon père lui apprend à siffler, à regarder des westerns, et à ramasser les bons champignons en forêt. Du coup moi je peux travailler tranquillou dans ma classe pour préparer la semaine suivante, car cette année je suis follement organisée pour travailler le plus efficacement possible, le moins de temps possible, pour les meilleurs résultats possibles. Ahah.
Zèbre a fait quant à lui une 4ème en chute libre, dans une classe où les profs sont allés jusqu'à coller des avertissements travail à la moitié des élèves, sans que ça leur pose le moindre souci de remise en question en tant qu'équipe pédagogique, mais avec le Collège de l'Enfer, j'ai l'habitude. Je suis devenue le Yoda de la gestion d'ado en rebellion contre le système scolaire, avec ces 2 phrases merveilleuses: "perso j'ai déjà fait ma 4ème" et "si tu veux passer une année bonus dans ce bouge, continue à rester assis sur tes mains".
Hop. Cette année il bosse seul, avec une seule main pour l'instant, mais il flippe du brevet, alors espérons que la Sainte Trouille lui donnera les ailes nécessaires à aller en 2de générale, ce qu'il souhaite, vu ce qu'il envisage de faire par la suite.
Ah bah sinon Zèbre sait maintenant te balancer un virus sur ton ordi depuis le sien, il sait concocter des jolies cochonneries, mais aussi des gifs en pixelart ce qui est plutôt cool. Et comme il est bombardé en continu depuis de trop nombreux mois par ces saloperies d'hormones, non seulement il s'est enfin décidé à grandir, mais surtout il a un peu de mal à rester en place... je n'ai plus un ado, mais un haricot sauteur tendance Duracell Hystéro à la maison. Tu combines avec son frère qui cause tout le temps, tu imagines bien que ma tranquillité est partie cueillir des fraises il y a un sacré moment maintenant et qu'elle n'est toujours pas revenue.
L'Ado, que nous nommerons donc Pixie, en référence à son pseudo originel La Lutine, à son nouveau statut d'étudiante en Briton Supérieur et à sa coupe de cheveux de 18 mm, a donc obtenu son bac en ratant la mention de pas grand chose, mais OSEF superbement, car alors qu'elle avait demandé d'aller à la fac de Nanterre pour faire sa licence d'anglais, elle a été acceptée dans une prestigieuse université parisienne et fait donc depuis la gloire absolue de sa mère. J'y ai aussi gagné en sérénité et lucidité quant à notre sublime - hum hum - système éducatif dont je fais d'ailleurs partie, car quand je vois son parcours d'écolière, de collégienne et de lycéenne, les appréciations toujours les mêmes, trop lente, trop discrète, doit participer, n'approfondit pas, gnia gnia gnia gnia, les notes moyennes, voire très moyennes, toute cette inquiétude et cette négativité pour finir dans THE université qui se la pète sévère, dans la matière dans laquelle elle excelle, non mais je rigole. JE RI GO LE. Et je pète un coup en regardant mes fils, hein.
Bref. Elle vient de finir son premier semestre, avec un emploi du temps merdique, des camarades de cours euh... particuliers, elle est sur les rotules, mais elle a réussi! Yee-pee! Pixie rules!
Quant à moi, j'ai passé la pire année scolaire de ma carrière l'année passée, une classe mes amis, comme je ne la souhaite pas à mon pire ennemi - quoique, si, tiens, ça lui ferait les pieds - des mômes sympas, je ne dis pas hein, mais HUIT gamins avec des problèmes de comportement allant de chiant à passe moi la carabine que j'en finisse une bonne fois pour toutes, et tous différents sinon spa drôle, histoire que je ne puisse même pas envisager une ligne de conduite commune avec ces Huit Infernaux, non non non, toute la journée à adapter mon comportement avec chacun pour le faire progresser, et continuer à faire progresser les autres, j'ai cru cre-ver. La remplaçante venue dans ma classe quand Patate a fait sa grippe annuelle, a failli repartir en courant et je pense qu'elle tresse encore à l'heure qu'il est des couronnes de fleurs à la gloire de mon héroïsme, les larmes aux yeux et les jambes tremblantes d'en avoir réchappé. Mes deux adorables et formidables collègues ne savaient plus comment me dire juin arrivant que vraiment, elles auraient préféré la torture de la goutte d'eau plutôt que d'avoir ma classe.
Je vous rassure, cette année j'ai de merveilleux élèves formidables, sympas, dynamiques, rigolos, ouverts, qui participent, s'intéressent à tout, et pour pas que je me fasse trop chier j'ai un caractériel ( que j'adore) et une pipelette (que j'adore), c'est parfait.
Sur le plan personnel je suis toujours célibataire et extrêmement contente de l'être, je suis très bien avec moi-même, on s'entend à merveille. Je suis aussi depuis peu la seule propriétaire de l'appart, ce qui est un grand soulagement, l'idée d'une vente et d'un déménagement étant au-dessus de mes forces. Je préfère garder l'appart maudit. Et essayer le vaudou.
Maintenant que les grandes lignes sont placées.... yapukafaukon.
A très vite
Bisous.
Reprenons, voulez-vous bien?
Où en étions nous ce triste jour de mai 2016 où j'ai publié sans le savoir ce qui allait être le dernier billet du tome 1, laissant dans la misère noire, sombre, et sans espoir, des milliers de fans éplorés, SANS MÊME UN MOT D'ADIEU, alors que ma chère maman m'a éduquée mieux que ça, tout de même.
Patate était en train de finir sa glorieuse année de CE2, avec Mme D, THE best maîtresse de l'Univers. Je ne dis pas juste ça parce que c'est ma copine.Mais parce qu'elle est, objectivement, impérativement, précisément et unilatéralement THE best maîtresse de l'Univers. Patate était donc plutôt bien dans sa vie, on va dire.
LeZèbre était quant à lui en train de finir sa 5ème exactement comme il l'avait commencée: en dormant. Que voulez-vous, cet enfant n'est pas scolaire pour 2 sous, et ma mission en ce qui le concerne est de réussir à ce qu'il atteigne les études supérieures où ses compétences extraordinaires et sa logique particulière pourront s'épanouir dans LE domaine qui le passionne, à savoir tout ce qui touche au jeu vidéo.
L'Ado, était encore une ado, elle terminait sa classe de 1ère en flippant sa race maudite sur son bac de français. Nous profiterons de cette évocation de ma fille unique et par conséquent préférée, pour changer son pseudo, il est temps.
Quant à moi je finissais une année scolaire un peu secouée, avec des élèves sympas et un trublion de 35 kilos qui me menait une vie épouvantable... j'étais un peu sur les rotules, du coup.
Et ensuite, alors?
Pendant ces quasi 20 mois de silence, que s'est-il passé d'extraordinaire dans la CoinCoin Family?
Bah.
La vie quoi.
Patate a fait son CM1 en dormant avec une maîtresse très gentille mais pas trop motivante, il en a profité pour laisser pousser ses cheveux, couper ses cheveux, laisser pousser ses cheveux... et continuer de parler non stop du matin qu'il se lève au soir qu'il se couche, ce qui se révèle particulièrement éprouvant pour son entourage. Il est maintenant en CM2, dans une classe blindée, avec une instit qui effectue sa dernière année avant la retraite, il travaille quand ça lui pète, et je le refourgue souvent le mercredi après-midi à mes parents qui sont - ô joie ô liesse ô bonheur ineffable - ravis de l'écouter palabrer non stop. Le moindre truc qu'il sort et hop ma mère est sur Wikipedia pour lui trouver encore plus d'infos, c'est MERVEILLEUX. Vraiment. Mon père lui apprend à siffler, à regarder des westerns, et à ramasser les bons champignons en forêt. Du coup moi je peux travailler tranquillou dans ma classe pour préparer la semaine suivante, car cette année je suis follement organisée pour travailler le plus efficacement possible, le moins de temps possible, pour les meilleurs résultats possibles. Ahah.
Zèbre a fait quant à lui une 4ème en chute libre, dans une classe où les profs sont allés jusqu'à coller des avertissements travail à la moitié des élèves, sans que ça leur pose le moindre souci de remise en question en tant qu'équipe pédagogique, mais avec le Collège de l'Enfer, j'ai l'habitude. Je suis devenue le Yoda de la gestion d'ado en rebellion contre le système scolaire, avec ces 2 phrases merveilleuses: "perso j'ai déjà fait ma 4ème" et "si tu veux passer une année bonus dans ce bouge, continue à rester assis sur tes mains".
Hop. Cette année il bosse seul, avec une seule main pour l'instant, mais il flippe du brevet, alors espérons que la Sainte Trouille lui donnera les ailes nécessaires à aller en 2de générale, ce qu'il souhaite, vu ce qu'il envisage de faire par la suite.
Ah bah sinon Zèbre sait maintenant te balancer un virus sur ton ordi depuis le sien, il sait concocter des jolies cochonneries, mais aussi des gifs en pixelart ce qui est plutôt cool. Et comme il est bombardé en continu depuis de trop nombreux mois par ces saloperies d'hormones, non seulement il s'est enfin décidé à grandir, mais surtout il a un peu de mal à rester en place... je n'ai plus un ado, mais un haricot sauteur tendance Duracell Hystéro à la maison. Tu combines avec son frère qui cause tout le temps, tu imagines bien que ma tranquillité est partie cueillir des fraises il y a un sacré moment maintenant et qu'elle n'est toujours pas revenue.
L'Ado, que nous nommerons donc Pixie, en référence à son pseudo originel La Lutine, à son nouveau statut d'étudiante en Briton Supérieur et à sa coupe de cheveux de 18 mm, a donc obtenu son bac en ratant la mention de pas grand chose, mais OSEF superbement, car alors qu'elle avait demandé d'aller à la fac de Nanterre pour faire sa licence d'anglais, elle a été acceptée dans une prestigieuse université parisienne et fait donc depuis la gloire absolue de sa mère. J'y ai aussi gagné en sérénité et lucidité quant à notre sublime - hum hum - système éducatif dont je fais d'ailleurs partie, car quand je vois son parcours d'écolière, de collégienne et de lycéenne, les appréciations toujours les mêmes, trop lente, trop discrète, doit participer, n'approfondit pas, gnia gnia gnia gnia, les notes moyennes, voire très moyennes, toute cette inquiétude et cette négativité pour finir dans THE université qui se la pète sévère, dans la matière dans laquelle elle excelle, non mais je rigole. JE RI GO LE. Et je pète un coup en regardant mes fils, hein.
Bref. Elle vient de finir son premier semestre, avec un emploi du temps merdique, des camarades de cours euh... particuliers, elle est sur les rotules, mais elle a réussi! Yee-pee! Pixie rules!
Quant à moi, j'ai passé la pire année scolaire de ma carrière l'année passée, une classe mes amis, comme je ne la souhaite pas à mon pire ennemi - quoique, si, tiens, ça lui ferait les pieds - des mômes sympas, je ne dis pas hein, mais HUIT gamins avec des problèmes de comportement allant de chiant à passe moi la carabine que j'en finisse une bonne fois pour toutes, et tous différents sinon spa drôle, histoire que je ne puisse même pas envisager une ligne de conduite commune avec ces Huit Infernaux, non non non, toute la journée à adapter mon comportement avec chacun pour le faire progresser, et continuer à faire progresser les autres, j'ai cru cre-ver. La remplaçante venue dans ma classe quand Patate a fait sa grippe annuelle, a failli repartir en courant et je pense qu'elle tresse encore à l'heure qu'il est des couronnes de fleurs à la gloire de mon héroïsme, les larmes aux yeux et les jambes tremblantes d'en avoir réchappé. Mes deux adorables et formidables collègues ne savaient plus comment me dire juin arrivant que vraiment, elles auraient préféré la torture de la goutte d'eau plutôt que d'avoir ma classe.
Je vous rassure, cette année j'ai de merveilleux élèves formidables, sympas, dynamiques, rigolos, ouverts, qui participent, s'intéressent à tout, et pour pas que je me fasse trop chier j'ai un caractériel ( que j'adore) et une pipelette (que j'adore), c'est parfait.
Sur le plan personnel je suis toujours célibataire et extrêmement contente de l'être, je suis très bien avec moi-même, on s'entend à merveille. Je suis aussi depuis peu la seule propriétaire de l'appart, ce qui est un grand soulagement, l'idée d'une vente et d'un déménagement étant au-dessus de mes forces. Je préfère garder l'appart maudit. Et essayer le vaudou.
Maintenant que les grandes lignes sont placées.... yapukafaukon.
A très vite
Bisous.
été 2017 - la brochette
jeudi 4 janvier 2018
Tome 2
Après 2129 billets sur LTDO ( 2129! Je. Quand même!) j'ai arrêté du jour au lendemain d'écrire sur le blog. Comme ça, voilà, pouf, plus envie, plus le temps, j'ai arrêté. C'était en mai 2016, et depuis l'envie est progressivement revenue, donc j'ouvre aujourd'hui ce tome 2. Pourquoi un tome 2 et non une reprise de l'ancien?
J'ai changé, et je voudrais que ces changements se reflètent dans le format que je choisis pour communiquer avec les autres.
J'ai grandi, comme le montre le changement de photo. La taie d'oreiller traînée par le bébé joufflu d' un an et demi laisse place à l'observation attentive des petites fourmis sur le muret de la maison de ma petite enfance... j'ai 4 ans, et je scrute déjà le monde pour essayer de le comprendre. Bientôt 40 ans plus tard je suis toujours plongée dans cette observation, émerveillée, et parfois désolée de ce que je vois autour de moi.
Ce tome 2 sera différent dans sa ligne éditoriale, il ne s'agira plus de raconter seulement ma vie de famille, bien que cela restera très probablement ma source principale d'inspiration vu les 3 loustics que le Karma a daigné me fiche dans les pattes, mais je vais aussi très sûrement écrire sur mon métier, sur le monde et les sujets qui me parlent en ce moment: le haut potentiel, le végétalisme, le body-positive, l'éducation positive, la bienveillance, la méditation et autres trucs un peu sérieux. Après, c'est comme avant, tu lis ce que tu veux, ce qui t'embête ou ne t'intéresse pas tu sautes. Ca ne me réveillera pas la nuit, c'est promis.
Il ne s'agira plus ici de faire rire et sourire, mais également de faire réfléchir.
J'ai ouvert La Taie d'Oreiller à 30 ans, j'en ai bientôt 44, les temps changent, moi aussi.
Après on ne se formalisera pas sur la présentation des lieux, tout le bordel que ça va être de reprendre, et on gardera à l'esprit que ce blog a été conçu et mis en forme sous l'influence de hautes doses de codéine et de cortisone, car oui, je suis vieille et mes articulations me lâchent. Calcification du sus épineux de l'épaule gauche, les mots que toute femme de bientôt 44 ans est ravie d'entendre, surtout pendant ses méritées vacances de Noël.
Bref.
Bisous, à très vite.
J'ai changé, et je voudrais que ces changements se reflètent dans le format que je choisis pour communiquer avec les autres.
J'ai grandi, comme le montre le changement de photo. La taie d'oreiller traînée par le bébé joufflu d' un an et demi laisse place à l'observation attentive des petites fourmis sur le muret de la maison de ma petite enfance... j'ai 4 ans, et je scrute déjà le monde pour essayer de le comprendre. Bientôt 40 ans plus tard je suis toujours plongée dans cette observation, émerveillée, et parfois désolée de ce que je vois autour de moi.
Ce tome 2 sera différent dans sa ligne éditoriale, il ne s'agira plus de raconter seulement ma vie de famille, bien que cela restera très probablement ma source principale d'inspiration vu les 3 loustics que le Karma a daigné me fiche dans les pattes, mais je vais aussi très sûrement écrire sur mon métier, sur le monde et les sujets qui me parlent en ce moment: le haut potentiel, le végétalisme, le body-positive, l'éducation positive, la bienveillance, la méditation et autres trucs un peu sérieux. Après, c'est comme avant, tu lis ce que tu veux, ce qui t'embête ou ne t'intéresse pas tu sautes. Ca ne me réveillera pas la nuit, c'est promis.
Il ne s'agira plus ici de faire rire et sourire, mais également de faire réfléchir.
J'ai ouvert La Taie d'Oreiller à 30 ans, j'en ai bientôt 44, les temps changent, moi aussi.
Après on ne se formalisera pas sur la présentation des lieux, tout le bordel que ça va être de reprendre, et on gardera à l'esprit que ce blog a été conçu et mis en forme sous l'influence de hautes doses de codéine et de cortisone, car oui, je suis vieille et mes articulations me lâchent. Calcification du sus épineux de l'épaule gauche, les mots que toute femme de bientôt 44 ans est ravie d'entendre, surtout pendant ses méritées vacances de Noël.
Bref.
Bisous, à très vite.
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